Comprendre les choix colorimétriques dans le design

On estime que les consommateurs décident en 90 secondes s’ils aiment ou non un produit et que 90% de cette décision est basée uniquement sur la couleur.  Peu importe le support, logo, flyer ou encore emballage, 85% des consommateurs affirment que la couleur fait partie de leur critère d’achat… On vous explique tout !

La couleur est très certainement l’élément graphique de nos visuels qui aura le plus d’impact sur l’inconscient aussi bien papier que numérique. On sait que chaque couleur est capable de transmettre une émotion ou encore un message en fonction du contexte dans lequel elle est utilisé. Elle peut même devenir un symbole pour une marque : pour Coca Cola par exemple, vous penserez très probablement au rouge avant de penser à son logo.

Voici les émotions liées à chaque couleur :

–        Rouge : Passion, amour, intensité

–        Bleu : Calme, responsabilité, tristesse.

–        Vert : Nature, croissance, nouveauté

–        Orange : Énergie, créativité, vitalité

–        Jaune : Joie, espoir, lumière.

–        Violet : Succès, élégance, magie.

–        Gris : Neutralité, conservateur, futur.

–        Noir : Richesse, mystère, pouvoir.

Comment un graphiste utilise ses couleurs, quelle démarche peut-il suivre ?

Pour un graphiste, on peut dire qu’il existe deux « famille » de couleur : le RVB et le CMJN.

Dans les cas du RVB : Pour faire simple, la couleur est composée de pixels lumineux rouges, verts et bleu.On l’utilise uniquement pour les productions qui auront une utilisation essentiellement numérique.
On le retrouve aussi écrit RGB en anglais.

Dans le cas du CMJN : Cette famille de couleur est destinée à l’impression :  cartes de visite, flyers, catalogues, etc. Le CMJN est utilisé pour le print car chacune des couleurs est numérotée et correspond à une couleur précise et unique !
On le retrouve aussi écrit CMYK en anglais.

Méthode sur le travail colorimétrique :

Lors d’un début de projet de graphisme ou de design il est conseillé de travailler en noir et blanc ou en niveau de gris. Ça permet de commencer la création du visuel simplement et d’ajouter progressivement de la couleur à notre projet.
En sommes, il est préférable d’adapter la couleur au visuel que le visuel aux couleurs.

Une fois un visuel avancé, on peut commencer à choisir notre couleur principale. Souvent le client a déjà sa couleur en tête ou, au moins, des préférences. Puis, en découle la palette de couleurs. Elle réside en la création d’une combinaison de quelques couleurs sur la base de notre couleur principale.Rien ne nous oblige à se limiter à des variantes de couleurs, on peut aussi faire varier l’opacité, les teintes et nuances.
Ce travail sur la couleur fait partie intégrante de l’identité graphique du projet ou de l’entreprise et s’étendra aussi bien sur le logo, que sur le site web ou encore les différents supports print qui accompagneront l’entreprise.

Enfin, petite citation intéressante : « Less is more ». En effet, seulement 2/3 couleurs suffisent pour avoir un design attrayant et moderne, surtout si chacune de ses couleurs est modifié sur l’opacité, la teinte, etc. Plus les couleurs sont additionnées, plus elles se mélangent et se rapproche du brun !

Le cercle chromatique

Le cercle chromatique

Utiliser le cercle chromatique lors des projets permet de ne pas se tromper au moment du choix des couleur pour le projet.
On retrouve donc les couleurs complémentaires.
Ce sont celles qui se situent en face, de part et d’autre du cercle colorimétrique.
Ces couleurs créent un contraste marquant pour mettre en valeur les éléments importants du projet. Plus la roue est large plus il y aura de secteurs différents et donc de nuances.

Les couleurs analogues

Quand on les utilise ensemble, elles permettent d’obtenir un effet harmonieux et apaisant.
Elle se situent de part et d’autre d’une teinte dominante choisie, ici l’orange.
Ses couleurs analogues sont donc le jaune et l’ocre à gauche et le vermillon et le rouge à droite.

La triade

On trace un triangle équilatéral pour relier trois zones de couleur du cercle chromatique.
Le but est d’utiliser une des trois couleurs comme arrière-plan pendant que les autres seront utilisé pour le contenu et la mise en valeur d’autres partie du projet.
On peut aussi augmenter le nombre de couleurs qu’on veut utiliser en prenant un carré ou un rectangle à la place du triangle (mais “less is more”, on vous l’a dit).
Cette méthode permet de jouer avec les teintes chaudes et froides.
Mais il faut rester vigilant car si aucune des teintes n’est proche d’une autre le résultat ne sera pas de la qualité attendue.

La couleur dans l’art  :

Le carré blanc sur fond blanc de Kasimir Malevitch de 1918 est un très bon exemple.

Lorsque nous entendons « carré blanc sur fond blanc » sans avoir déjà vu l’œuvre, nous pouvons imaginer ne voir qu’une toile blanche. Mais la réalité est bien différente.
En effet, l’artiste a volontairement superposé deux nuances de blanc pour en faire ressortir un contraste. Il est difficile d’avoir un ressenti immédiat à cause de la couleur. Mais si on observe plus précisément la façon dont il a peint son œuvre on remarque que l’œuvre témoigne d’une forme d’absolutisme esthétique.
Le premier carré contient des teintes chaudes grâce à la très légère présence d’ocre avec le blanc tandis que le second carré excentré et penché possède des teintes froides avec la présence de bleu tout aussi léger que l’ocre.

En sommes, comme de nombreux d’autres éléments graphiques, la couleur est trop importante pour passer au second plan dans la réflexion d’un projet. Elle représente le discours silencieux de nos visuels et vient compléter, voir même sublimer nos réalisations.

N’hésitez pas à vous rapprocher des équipes de Stardust Communication pour identifier vos besoins et réaliser vos supports de communication de manière optimale

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